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Quand la situation se tend, la première décision est de ne pas rester seul.

Une trésorerie qui ne passe plus le mois. Un contrôle fiscal. Des dettes fournisseurs qui s’accumulent. Un associé qui part. Un conflit social qui s’envenime. La plupart des dirigeants attendent trop longtemps avant d’en parler — non par négligence, mais parce que l’on ne sait pas à qui le dire.

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Ce que nous faisons concrètement

  • Établir la situation réelle en quelques jours : trésorerie, dettes, échéances, marges de manœuvre
  • Conduire une stratégie de reconstitution de la trésorerie (cash recovery) : recouvrement des créances, niveau des stocks, délais de paiement, dépenses reportables
  • Identifier ce qui relève de l’urgence juridique et vous orienter vers le bon professionnel, au bon moment
  • Préparer et coordonner les échanges avec la banque, l’expert-comptable, l’avocat, le mandataire
  • Anticiper le volet social avant qu’il ne devienne un contentieux
  • Organiser une sortie ordonnée lorsque la poursuite n’est plus tenable

Ce que nous ne faisons pas

Nous ne sommes ni avocat, ni expert-comptable, ni mandataire judiciaire. Nous ne donnons pas de consultation juridique et nous ne rédigeons pas d’acte. Notre rôle est de coordonner ces professionnels, de préparer les dossiers qu’ils attendent et de faire en sorte que vous ne subissiez pas le calendrier.

Questions fréquentes

Mon entreprise ne peut plus payer ses dettes à échéance : que faire avant d’envisager un dépôt de bilan ?

Vérifier d’abord si elle est en cessation des paiements, c’est-à-dire si l’argent disponible ne couvre plus les dettes exigibles. Dans ce cas, le dirigeant doit la déclarer au tribunal de commerce dans les quarante-cinq jours ; au-delà, il s’expose à des sanctions personnelles. Si ce n’est pas le cas, ou depuis moins de quarante-cinq jours, des solutions amiables et confidentielles existent encore. Le premier réflexe est d’établir la situation réelle : trésorerie, échéances, marges de manœuvre.

Source : La cessation des paiements (Infogreffe)

Peut-on traiter ses difficultés avant d’aller au tribunal, et en toute discrétion ?

Oui. À la demande du dirigeant, le président du tribunal de commerce peut désigner un mandataire ad hoc, qui l’aide à négocier avec ses créanciers ou sa banque ; le dirigeant reste à la tête de son entreprise. La conciliation reste possible tant que l’entreprise n’est pas en cessation des paiements depuis plus de quarante-cinq jours : un conciliateur est nommé pour quatre mois au plus, cinq en cas de prolongation. Toute personne associée à ces procédures est tenue à la confidentialité ; seul un accord homologué par le tribunal fait l’objet d’une publicité.

Sources : Code de commerce, articles L611-1 et suivants (Légifrance)  ; Le mandat ad hoc (Bpifrance Création)

Le tribunal de commerce peut-il aider un dirigeant avant que la situation ne s’aggrave ?

Oui. Tout dirigeant peut demander un entretien de prévention avec le président du tribunal de commerce, gratuit et confidentiel, et s’y faire accompagner. L’entretien sert à analyser la situation de l’entreprise et à présenter les mesures possibles. Le président peut aussi convoquer de lui-même un dirigeant dont l’entreprise montre des signes de difficulté.

Sources : Prévention et traitement des difficultés : les acteurs clés (Entreprendre.Service-Public.fr)  ; Prévention (Tribunal de commerce de Paris)

Quels signes doivent alerter un dirigeant ?

Une trésorerie qui ne passe plus le mois, des incidents de paiement, des fournisseurs qui exigent d’être payés comptant ou suspendent leurs livraisons, une banque qui se fait pressante, des injonctions de payer, des capitaux propres devenus négatifs. Plus ces signes sont repérés tôt, plus les solutions sont nombreuses. Un suivi régulier de la trésorerie, de la marge et du carnet de commandes permet de les anticiper.

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